Premier lab citoyen pour flora à la haute école condorcet

Mis à jour : 4 févr. 2019





Le 11 décembre dernier, Flora a organisé son premier Lab Citoyen avec des élèves de la Haute-Ecole Condorcet à Charleroi. Le Lab Citoyen s'inscrit dans le cadre de notre projet "Du bon usage des médias sociaux pour renforcer l'engagement citoyen des jeunes". Au cours d'un workshop, différents intervenants se sont succédés et ont échangé avec les élèves issus de filières différentes, toutes liées à la communication.


La journée s'est ouverte autour du débat "Quels médias pour quel(s) usage(s) ?" : les jeunes ont présenté successivement Instagram, Facebook, Youtube ou encore Twitter, ont expliqué l'utilisation qu'ils en faisaient ainsi que leurs avantages et inconvénients.


Nous avons ensuite reçu Pauline Boninsegna membre du PTB et d'un collectif d'étudiants, qui est venue expliquer comment elle utilise les réseaux sociaux pour lancer des campagnes de communication. Elle a raconté comment une campagne en ligne avec des mèmes (anglicisme venant d'Internet meme, une image, un texte, une vidéo souvent humoristique, dont la diffusion se fait massivement via Internet, et qui a donc fait le "buzz") a pu leur permettre d'arriver aux oreilles de la presse et leur permettre un article au niveau national.

Pour elle, c’est un outil à la portée de tout le monde, un outil démocratique qui permet de recueillir l’avis des gens sur un projet, une décision ou une réforme. Il y a peu d’espaces pour s’exprimer dans l’espace public, et les gens veulent avoir l’opportunité de s’exprimer : c’est une possibilité d’impliquer les gens dans la réflexion. C’est une manière différente d’appréhender l’échange avec les gens.


Dans un second temps, elle a interrogé les élèves sur les avantages et inconvénients que comportaient les réseaux sociaux pour s'engager en ligne. En positif, ils ont conclu que ce moyen de communiquer permettait une visibilité, une proximité et une gratuité que d'autres médias ne possèdent peut-être pas. On peut également toucher un large public avec un contenu varié. En revanche, les médias sociaux demandent du temps et de l'énergie, et on "ne peut pas se louper" sous risque d'un bad buzz, c'est à dire des retombées négatives et probablement des haters si le débat est mal encadré. C'est également une manière de s'adresser au public assez impersonnelle et qui risque une mauvaise interprétation. Enfin, il y a le risque de fake news (informations erronées). Il faut également bien cibler son public et établir une stratégie si on ne veut pas "souler les gens".


L'après-midi a été consacré à un workshop de création de capsules vidéos destinées à être postées sur des médias sociaux. Les étudiants, sur base d'un sujet de leur choix, ont filmé puis monté des capsules. Elisa Vandekerckhove, vidéaste indépendante, a partagé son expérience personnelle, son parcours et ses productions, puis a aiguillé les jeunes pour créer les vidéos. Elle a souligné l'importance du support vidéo qui ne cesse d'augmenter.

Elisa nous a ensuite expliqué quelles étaient les caractéristiques des vidéos classiques qui marchent bien sur les médias sociaux : format carré et prise de vue frontale, logo, sous-titres, musique de fond, extraits de citation entre guillemets, proposition de « partage » à la fin, animation de fin, zoom sur les visages et photos, témoignages puis datas et fond du problème, lien vers leur site Internet.


La journée s'est clôturée sur le visionnage des productions des étudiants.



Voici ce que nous avons appris :

- Snapchat : à la base utilisé pour envoyer des photos qui disparaissent au bout de quelques secondes, est maintenant plutôt utilisé comme système de messagerie. Les jeunes n'y voyaient ici pas un média se prêtant bien à la manifestation de son engagement citoyen. Ils n'utilisent plus vraiment leur fonction story.

- Instagram : le réseau phare des "storys" (bien qu'il ne soit pas le seul à proposer cette option). On souligne son interface simple d'utilisation avec seulement 3 pages + la possibilité d'envoyer des messages vocaux longs. En point à améliorer, il pourrait faire preuve de plus d'ouverture. Les jeunes déclarent y passer plus de temps que prévu, pour y trouver des beaux visuels, des photos soignées, suivre des profils, ou encore pour y être actif en postant. Encore une fois, l'utilisation est plutôt limitée aux hobbies, aux échanges avec les amis, mais pas pour témoigner de son engagement citoyen.

- Facebook : utilisé pour Messenger, pour effectuer une "veille" (ce que les gens disent) ou pour poster du contenu. Ils déclarent aussi y passer trop de temps : une alarme peut désormais être mise en plus pour avertir son utilisateur qu'il a atteint la durée d'utilisation qu'il s'est fixée. Certains le voient même comme un site de rencontre. Un de ses avantages : sa versatilité. Aussi bien utilisé pour communiquer dans des groupes qu'en one to one, l'interface est bien faite. On y trouve un grand nombre d'informations. Le bémol : le respect de la vie privée. Les élèves considèrent qu'il peut être adapté pour exprimer son engagement citoyen mais qu'il est dommage que certaines conversations dégénèrent et prennent une tournure de polémique.

- Twitter : spécifique pour ses statuts qui ne peuvent comporter plus de 200 caractères, on est obligé d'aller à l'essentiel.

- Youtube : les jeunes interrogés déclarent y passer plus ou moins 50 minutes par jour. Ils peuvent y trouver des reportages, des documentaires, des tutoriels de lifestyle, des informations, de la musique. L'avantage : c'est un média "libre". Mais selon eux, pas vraiment de politique sur ce réseau.

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