La Marche Mondiale des Femmes rassemble plusieurs milliers de personnes et Flora reçoit le Prix Marie lors de la Nuit des Femmes. Ressenti d’une journée riche en aventures consacrée aux femmes et à leurs actions !
C’était il y a 3 mois… Ça grouille de monde. Je me rapproche, je suis curieuse. Plein de femmes sur les marches de la Bourse de Bruxelles. Nombre d’hommes également. Il fait froid. Il est passé midi et j’ai vraiment très faim. Les gens affluent, font du bruit, se font entendre. Il règne de la bonne humeur et une ambiance de revendication emprunte de légèreté. Les bruits des sifflets et des tambours africains semblent dire « Regardez-nous. Nous sommes présentes, dans l’espace public comme tout le monde. Nous avons des exigences, comme tout le monde. Nous souhaitons faire mieux ! » Pas d’hostilités, pas de cris. Des chants, de la musique, du plaisir et des revendications. La mobilisation a regroupé plus de 60 associations féminines, syndicales et politiques. Il est 13h, la Marche Mondiale des Femmes dans sa 3e édition démarre de la Bourse de Bruxelles pour faire un tour jusqu’au Palais de Justice.
Et s’il est vrai que la manifestation a mobilisé moins de monde qu’aux éditions précédentes, environ 5000 personnes, elle n’en a pas moins remporté un franc succès. Le cortège, festif et coloré, a eu un impact fort dans la presse et sur les collectivités. La veille, la Marche Mondiale était à Liège. On ne comptait pas moins de 1000 personnes.
Déjà 20h, je me rends sur Schaerbeek. Le centre culturel organise son édition annuelle de la Nuit des Femmes. Cette année, la date significative s’intègre dans la Marche Mondiale des Femmes et marque le lien fort et nécessaire entre les actions locales et globales. La journée, lit-on sur un prospectus à l’entrée, fait écho du centenaire de la Journée Mondiale des Femmes. Décidément, tout concorde aujourd’hui. La femme est à l’honneur.
Ça se bouscule à l’intérieur. Il y a du monde. La salle est chaleureuse. Je prends un verre. Nombre d’activités et de spectacles ont eu lieu toute la journée. Les féminités et les identités sont au cœur de l’événement. En rapport avec elles-mêmes et avec les autres, la femme est le symbole de valeurs essentielles de la collectivité, de la société et des institutions. Elle est portée sur le devant de la scène aujourd’hui. Le programme de cette rencontre socioculturelle a mis en avant des artistes et des associations. Divertissement et réflexion sont le noyau de ce rendez-vous.
Que de découvertes : un spectacle musical, une exposition de peinture, un défilé de mode de Responsible Designers qui lutte contre l’anorexie dans les milieux de la mode… Je ressens plein de choses en même temps : de la surprise, de l’admiration, de la chaleur…
21h30, la remise des Prix Marie démarre. Marie en l’honneur de Marie Denis, une des premières figures du féminisme en Belgique. Vingt et une personnes sont là pour recevoir les Prix. Ce sont des femmes engagées au quotidien envers les autres femmes. Leurs actions associatives, participatives ou artistiques méritent la distinction. L’association Flora, parmi elles, reçoit le prix de « Femmes d’Indépendance ». Isabelle De Vriendt vient chercher le prix. Elle remercie le Centre Culturel, sa présidente Afaf Hemanou et sa directrice Chantal des Campagne et toutes les personnes présentes pour cette marque de reconnaissance. Le prix, décerné pour l’implication de Flora et de ses membres dans la société, est d’autant plus significatif que Interface 3, membre actif de Flora, reçoit également un Prix Marie pour saluer son action dans l’emploi et la formation des femmes. Merci au Centre culturel de souligner ces projets qui rendent la femme actrice de son destin.
Il est tard maintenant et c’est avec de beaux souvenirs en tête que je rentre chez moi, fatiguée mais contente d’avoir pu participer à cette journée enrichissante. Bonne nuit !
