Morgane Layeux est la troisième fille d’une famille de 7 enfants. Loin d’être une infirmité, cela a toujours éveillé en elle le goût du collectif. Pendant 3 ans, Morgane cumule les voyages en Afrique dans le cadre de la coopération au développement. Ce travail sur le terrain témoigne de sa volonté à faire des rencontres. Ce fut, raconte-t-elle, « des voyages riches tant pour mon travail de volontaire que pour ma vie personnelle ».
D’un naturel positif et enthousiaste, Morgane entend mettre à l’honneur les femmes du réseau Flora lors la journée du 8 octobre 2010 au Musée de Tervueren. « Mon expérience m’a rendue plus sensible aux réalités des publics en formation, dans des contextes toujours plus difficiles. Je me sens concernée. »
Sensible à la lutte contre la pauvreté, Morgane a été récemment confrontée à la précarité en Belgique. Elle se confie : « En Belgique, la précarité est présente et nous ne la voyons pas, aveuglé souvent par des mécanismes conditionnels. En Afrique, la pauvreté est omniprésente, visible. Mais la blessure est toujours la même. La fragilité qu’on retrouve dans les publics auxquels Flora consacre son énergie est très impressionnante. »
La « sénégauloise » au pays des blancs confie : « Mes voyages au Congo puis au Sénégal m’ont appris tant de choses. Maintenant, je conduis très mal. »
Morgane plonge régulièrement dans un bain de culture : entre les expositions artistiques, sa maman sculptrice et les concerts de Soul Patrol parmi d’autres. Et fatiguée d’avoir nagé tout la matinée, Morgane fait la grimace à la vue des choux de Bruxelles et de la soupe au gandja, une spécialité sénégalaise.
Chez Flora, Morgane continue son travail dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Si les questions de genre lui sont familières, la question de l’emploi et de l’insertion socioprofessionnelle le sont tout autant. « Je veux être fière de mon travail. Si le soir, je peux dire ‘aujourd’hui j’ai agi pour aller vers un mieux’, alors je suis satisfaite », livre-t-elle.
Ses séjours sur un autre continent l’ont prédisposé aux techniques d’animation et de sensibilisation auprès des publics peu scolarisés ou en situation difficile et précaire. Ouverture d’esprit raflée au passage, elle s’adonnera désormais au projet du Forum 2010 en remplacement de Anke Hintjens. Sa rencontre avec un public international lui permet une approche plus facile des femmes et hommes issus des associations du réseau Flora. Philanthrope et volontaire, elle a suivi 4 ans de formation à l’ULB et 2 ans à Leuven. Un parcours substantiel donc pour le Forum…