Actif depuis 1954 sur le front de la migration, de l’immigration et de l’asile, le CIRE cherche à contribuer activement à l’analyse, la réflexion et aux actions développées dans le cadre des politiques traitants des mouvements de population. Le CIRE agit en tant que plateforme d’associations qui travaillent avec des migrants. Reconnu par la Communauté française et mandaté par l’éducation permanente, le CIRE analyse et développe des outils et services sur base de 6 thématiques très complémentaires : de l’intégration des primo-arrivants à l’accueil des demandeurs d’asile, en passant par les politiques d’asile et d’immigration.
Dans sa mission d’intégration, le CIRE met à la disposition des migrants et des associations qui travaillent avec eux des services et des outils.
Le CIRE a développé, au même titre que Flora, une approche tridimensionnelle :
Micro : un contact avec les migrants via des services qui leur sont directement adressés
Meso : une collaboration avec les associations de migrants ainsi qu’un soutien aux travailleurs de terrain via la mise à disposition d’outils et de services.
Macro : un mandat de représentation des associations pour une action de lobby vers les politiques.
La formation ARCADA a été créée dans le but de rendre utile la période transitoire, bien souvent longue, des demandeurs d’asile. La formation veut redynamiser le temps d’attente, souvent très long, de ces publics migrants, en quête d’asile.
Ce projet ambitieux est mené de front par la Croix-Rouge et le CIRE. Il cherche désormais des outils pour approfondir cette formation. En 10 jours initialement, le parcours permet au demandeur d’asile de s’approprier ou de se réapproprier les raisons pour lesquelles il a immigré, le faisant ainsi passer du statut de demandeur à celui d’acteur. Et, à cet égard, l’évaluation des participants est d’ailleurs très encourageante à la fin du parcours. Plus spécifique également, la formation ARCADA prévoit un suivi en groupe ou individuellement de la formation.
Le CIRE se positionne ici en tant qu’acteur unique en Communauté française pour les demandeurs d’asile qui souhaitent intégrer des programmes d’insertion socioprofessionnelle. Le CIRE a mis en place une formation ARCADA qui propose un espace de réflexion personnelle et collective permettant aux participants de réfléchir sur leurs vécus et leurs attentes au niveau socioprofessionnel. Il s’agit ici d’un échange entre les formateurs et les participants qui évitent la diffusion d’un savoir ex-cathedra.
Les demandeurs d’asile dans cette période de latence ont une part de travail productif très importante, aucunement valorisée. Le réseau d’accueil et le réseau social est très restreint. En termes de reconnaissance sociale, le statut de demandeur d’asile n’est aucunement valorisé et l’accès à des formations quelconques est utopique. Le travail de soin (1) est également mis à mal par l’accès aux ressources limité et, bien souvent un éloignement de la famille. Cette période de latence souvent longue et fastidieuse est également synonyme de perte des acquis des expériences professionnelles. L’équilibre entre les différentes formes de travail est d’autant plus difficile que des questions essentielles au développement de la personne sont en suspens. Les incertitudes planent lourdement et nuisent à cet équilibre. En comprenant la situation des demandeurs d’asile dans cette période de flou, on comprend mieux la nécessité d’une formation qui revalorise les différentes formes de travail pour une insertion durable sans instrumentalisation. Pour cela, Flora et le CIRE entrevoient des partenariats indispensables.
Notes
(1) http://www.florainfo.be/Vision.html
Pour plus d’infos sur le CIRE : www.cire.be