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27 novembre 2009


Rapport journée d’étude titres-services


Titres-services : à consommer de préférence avant… Comment assurer la durabilité de l’emploi ?

Le 24 septembre 2009, Flora organisait avec le soutien de l’Institut pour l’Egalité Hommes/Femmes et le Service Public Fédéral Intégration Sociale la journée d’étude « Titres-Services : à consommer de préférence avant… » Le séminaire était l’aboutissement d’une série de tables rondes, de part et d’autre de la frontière linguistique et auxquelles ont participé pas moins de 36 sociétés de Titres-Services de différents secteurs (privé, public, économie sociale).

La vision de Flora

Anne Snick, la coordinatrice de Flora, a mené la journée d’étude comme ouverture. Elle a donné plus d’informations sur les concepts de durabilité, d’emploi et de genre et leur interconnexions. Un exemple qu’elle a donné était le suivant :

"Pour produire du bois, on peut, par souci d’efficacité, faire pousser uniquement des chênes. Mais si une maladie attaque le chêne, toute l’exploitation est ravagée. La biodiversité rend une forêt plus résistante car d’autres plantes s’occupent de rétablir l’équilibre microbiologique. La diversité rend également l’exploitation plus durable : car on peut compter sur d’autres types de bois le temps que la population de chênes se régénère… "

"En quoi cela concerne l’emploi ?", se demande-t-on. Voyons cela de plus près…

Dans les grandes lignes de la problématique, Anne Snick fait valoir que les entreprises de titres-services ont trop souvent été valorisées par leur aspect productif. Trop souvent, l’entreprise est envisagée par son travail productif, à savoir le travail qui génère un revenu et donc une nécessaire productivité et efficacité requises pour survivre sur le marché concurrentiel. Flora estime que l’emploi n’est durable (figure 1) que s’il ne se concentre pas uniquement sur le travail productif mais qu’il se conçoit dans la diversité des types de travail.

Mais de quelle sorte de « travail » parlons-nous ? Une recherche plus ancienne chez Flora avait déjà montré que la société avait besoin de 4 types de travail pour fonctionner : le travail productif, le travail social, le travail de soin ou reproductif et le travail sur soi. Ces rôles sont encore inégalement répartis entre les hommes et les femmes dans notre société, et par conséquent, inégalement considérés (analyse de genre du travail). Que signifie cela pour les 98% de femmes qui sont employées dans les titres-services ? Comment tenir compte des différentes formes de travail dans ce système ? C’est ce que nous avons essayé de comprendre… Voyez notre brochure qui vous donnera de plus amples informations.

Pour plus de renseignements encore, voyez la présentation de Anne Snick.

Image : Figuur : la courbe de durabilité adaptée au système des Titres-services [1]

Les entreprises de titres-services témoignent…

Un certain nombre d’entreprises du secteur des Titres-services qui ont participé aux tables-ronde ont souhaité également s’exprimer lors du séminaire. Chacune d’elle a témoigné sur sa vision et son approche spécifique du travail productif, social, sur soi et reproductif.

- Avant de questionner plus en profondeur les différentes formes de travail, Karel Hubau (Vlaams platform PWA DCO’s en schepen Gavere), a cartographié, à la demande de Flora, les différentes types d’entreprises de titres-services. Malheureusement, nous n’avons pas récupéré le croquis effectué sur le tableau mais nous avons le fruit de sa contribution : voyez-ici.

- Joeri Vancoillie a amené l’histoire du service de proximité de quartier ISIS vzw et a plaidé pour une utilisation prévenante et sociale des titres-services. Il a terminé en ces termes : « La flexibilité sociale conduit à une satisfaction des travailleurs… et la satisfaction des travailleurs conduit à la qualité ! » Pour visualiser tout son apport, consultez sa présentation.

- Le témoignage de Yves Dinsart (Simply Helping) et Marnix Vandenbulcke (Artega activ), tout deux employeur dans une entreprise privée de titres-services, a mis en avant le fait que les entreprises privées ne se préoccupent pas seulement des bénéfices, mais également et surtout d’accorder de l’attention à ses employés. Nous ne pouvons malheureusement pas vous transmettre l’enthousiasme du récit d’Yves mais bien le résumé de sa présentation. Nous n’avons pas de résumé de la présentation de Marnix mais rassurez-vous : nous allons encore entendre parler de cette entreprise, première de sa catégorie en Belgique, à disposer du label Investors-in-people !

- Beaucoup d’efforts sont également requis de la part des clients, a déclaré Olivier Leroux (Domidom) et Isabelle Colinet (Sinet), travaillant respectivement dans une entreprise privée bruxelloise et dans un organisme d’insertion à Mons. Nous ne disposons pas de la présentation d’Olivier, mais il se reconnaissant fortement dans celle d’Isabelle que vous pouvez consultez ici.

Réactions politiques

À la fin du séminaire, Flora a eu le plaisir de recevoir deux conseillères de la vice-première ministre, ministre de d’emploi, Joëlle Milquet. Madame Lise Buekens nous a donné un aperçu des mesures prévues pour la durabilité de l’emploi au sein du secteur des Titres-services. Madame Sophie Lenoble, présente tout au long du projet, a répondu aux questions de l’auditoire.

Et c’est autour d’un petit en-cas que nous avons noué des liens…

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[1] Courbe de la durabilité dérivée de : Ulanowicz, Robert E., Goerner, Sally J., Lietaer, Bernard & Gomez, Rocio (2009). Quantifying sustainability : Resilience, efficiency and the return of information theory. Ecological complexity 6(1), 27 – 36.

Sofie Giedts